Que le hockey soit leur terrain de sable

Il y a une scène dans The Sandlot dont tous les parents se souvient, celle où un groupe hétéroclite d’enfants, poussiéreux et en sueur, joue au baseball jusqu’au coucher du soleil. Pas d’entraîneurs. Pas de parents qui crient depuis les gradins. Juste des enfants qui apprennent, échouent, rient et construisent quelque chose de bien plus grand que la compétence : l’amour du jeu.
C’est ce qu’était le hockey autrefois et ce qu’il peut encore devenir quand les adultes se rappellent de le laisser respirer.

L’Esprit du Sandlot
Le Sandlot n’est pas vraiment axé sur le baseball. C’est à propos de l’enfance. C’est l’histoire d’un groupe d’enfants qui se rassemble grâce à une passion commune et transforme cet été en un été qu’ils n’oublieront jamais. Il n’y avait pas d’entraîneurs techniques, pas de cours privés, pas de statistiques ni de classements. Les leçons venaient de genoux écorchés, de prises ratées et d’amitiés nouées par le temps passé à jouer.
C’est ce qui la rendait belle. Ils possédaient le jeu. Ils ne jouaient pas pour obtenir l’approbation; Ils jouaient pour la joie.

Glace non supervisée
Au hockey, cette même magie existe toujours, mais surtout sur les patinoires extérieures et dans les entrées de garage. Quand un groupe d’enfants joue au shinny ou au hockey de rue, personne ne leur dit où se tenir, quand tirer ou quel système utiliser. Les leaders émergent naturellement. Les enfants calmes gagnent en confiance. Les erreurs deviennent des enseignants, pas des punitions.
Ces moments sont du pur hockey et ils enseignent souvent plus sur le jeu (et la vie) que n’importe quelle pratique structurée.

Quand les parents prennent le contrôle : le bon et le mauvais
Il y a un équilibre délicat entre soutenir et diriger. Quand les parents prennent trop de relais, le plaisir s’estompe. Le trajet en voiture devient une critique de film, pas une conversation. La patinoire devient un autocuiseur. L’enfant commence à jouer pour obtenir l’approbation plutôt que pour le plaisir.

Ils commencent à regarder les gradins pour obtenir de la validation, un signe de tête de papa, un acclamation de maman, ou une fierté silencieuse d’un frère ou sœur aîné. Et quand ça ne vient pas, ils ont l’impression d’avoir échoué.
Le passage de jouer par amour du jeu à jouer pour l’approbation des autres se fait discrètement, mais cela change tout. La passion devient performance. La joie devient pression.

Mais il y a aussi un autre côté. L’implication parentale peut être incroyable quand elle est bien faite. L’entraîneur bénévole qui donne confiance aux enfants, le parent qui inonde la patinoire de la cour arrière à minuit, la mère qui organise le covoiturage, ou le père qui reste tranquillement dans un coin à encourager tous les enfants également; Ces parents sont le cœur du jeu.

Quand les adultes apportent patience, gentillesse et perspective au lieu de pression, ils deviennent une partie de ce qui rend le hockey spécial. Ils incarnent le respect. Ils enseignent la résilience. Ils rappellent à leurs enfants que le jeu est une question de croissance, pas de gloire.

Donc ce n’est pas que les parents ne devraient pas être impliqués, c’est qu’ils devraient se rappeler pourquoi ils sont impliqués.

Le pouvoir de lâcher prise

Les meilleurs moments de hockey, ceux dont les enfants se souviendront, ne se produisent pas sous les lumières fluorescentes d’un entraînement structuré. Ça arrive quand les projecteurs s’allument dans une patinoire communautaire et que personne ne regarde. Quand ils construisent un filet avec des bacs de recyclage. Quand ils se disputent pour savoir si la balle a touché le poteau ou est entrée, et rient tellement qu’ils oublient de marquer.

Les parents ont bien sûr un rôle : aimer, soutenir, motiver, encourager. Mais le plus beau cadeau qu’un parent puisse offrir à son jeune joueur, c’est de l’espace, de l’espace pour échouer, pour diriger, pour trouver son propre rythme dans le jeu.

Parce que lorsqu’un enfant joue par amour du jeu, pas pour l’approbation de ses parents, de sa famille ou de ses pairs, il débloque quelque chose de sacré : une passion pure et sans filtre. C’est ce qui crée des joueurs à vie, et surtout, des leçons à vie.

Une réflexion personnelle

J’y pense chaque fois que je regarde mon propre fils sur la glace quand personne ne l’entraîne. Pas de drills. Pas de sifflets. Juste un groupe d’enfants poursuivant la rondelle sous l’air froid de la nuit. C’est là qu’il est le plus lui-même, criant, riant, essayant des choses qu’il n’oserait jamais faire dans un jeu.

Un soir l’hiver dernier, je me tenais au bord d’une patinoire extérieure et j’ai réalisé quelque chose de simple mais puissant : c’est leur terrain de sable. Pas de tableau de pointage. Aucune évaluation. Juste un amour pour le jeu, brut et réel.
Et peut-être, en tant que parents, c’est notre travail : construire la patinoire, attacher les patins, puis reculer. Faire confiance au fait que, dans le chaos du jeu non structuré, ils trouveront tout ce qui compte : créativité, confiance, amitié et joie. Parce que bien après que les scores seront oubliés, c’est ce qui restera avec eux, les souvenirs du match quand il leur appartenait seul.

Et qui sait, peut-être qu’un jour, on allumera la télé, on entendra un nom qu’on connaît depuis qu’ils étaient enfants à jouer à la shinny derrière l’école, et on sourira. Parce qu’on se souviendra qu’avant qu’ils n’y arrivent, ils sont arrivés ici, sur leur glace de terrain de sable, jouant au jeu qu’ils aimaient, non pas pour l’approbation, mais pour le pur plaisir.

Auteur : Geremy Miller

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